L’hypnothérapie : ma première séance

Ma première séance d’hypnothérapie

Après avoir survolé, l’hypnothérapeute et moi, les problèmes que je vivais à cette époque de ma vie, j’ai choisi une problématique que je trouvais important de régler. L’hypnothérapeute m’avait spécifié qu’il était important de traiter une seule problématique à la fois.

Tout ceci se passait en 2008 si ma mémoire est exacte. Cela faisait presque 4 ans que j’avais vécu ma première peine d’amour (et toute une à part de ça).

Les émotions que j’avais vécues à ce moment pénible de ma vie avaient tendance à refaire surface de temps à autre, sans que je ne le veuille et sans comprendre pourquoi.

Cela m’affectait particulièrement et je voulais, une fois pour toutes, faire le deuil de cette relation et de la peine engendrée par la rupture.

Dans la vie de tous les jours, ces émotions remontaient lors d’événements anodins et cela était plutôt désagréable.

Pour vous donner un exemple, j’avais tendance à fondre en larmes lors de la fin d’un épisode d’une de mes séries télé favorites ou lorsque le générique de fin d’un film commençait à défiler, sans égard à la nature du film ou de l’histoire.

J’ai aussi pleuré de façon très irrationnelle un soir où j’ai écrasé (et tué par le fait même) un porc-épic avec mon auto sur la grande route. Pendant près de 30 minutes, je ne pouvais m’empêcher de pleurer à chaudes larmes la mort de cette petite bête, qui pourtant ne m’affectait pas spécifiquement.

C’est que cela faisait ressortir des émotions du passé qui n’étaient pas encore réglées.

Je me suis alors dit que c’était le moment ou jamais, avec l’hypnothérapie, de me débarrasser de ces émotions négatives qui me hantaient.

Après un peu plus de discussion avec l’hypnothérapeute, elle en est venue à la conclusion que mon inconscient avait sans doute encodé comme information que la fin de quelque chose était terriblement triste, peu importe de quoi il s’agissait.

Cet encodage se serait créé suite à de fortes émotions vécues lors de la fin de ma relation avec mon premier amoureux.

Tout cela faisait bien du sens dans ma tête et ça me rassurait un peu de savoir que ce n’était pas parce que j’étais devenue folle ou quoi que ce soit du genre.

 

Le fait de trouver une explication à mon état et de pouvoir trouver une solution en utilisant l’hypnothérapie me libérait d’un très grand poids (en fait je crois que c’était la partie la plus importante de la thérapie…)

Il ne restait maintenant plus qu’à faire comprendre à mon subconscient, à l’aide de l’hypnothérapie, que cet apprentissage, cette généralisation n’était pas appropriée et qu’il fallait maintenant la changer.

L’hypnothérapeute m’a demandé si j’avais déjà ressenti des émotions de joie et de bonheur suite à la fin de quelque chose…

Après mûre réflexion, j’ai trouvé une situation qui était plutôt pertinente : lors de la fin de mes études! Bien sûr que j’étais heureuse et contente d’avoir terminé (et réussi).

À partir de là, la séance d’hypnothérapie a réellement commencé : je me suis allongée sur le siège, avec une couverture par-dessus moi, j’ai fermé les yeux et j’ai écouté les paroles de l’hypnothérapeute.

Du moins, je croyais que je l’écoutais… puisqu’il me semblait que j’étais tout à fait consciente et que je savais exactement ce qu’elle me disait.

Je me demandais même quand j’allais enfin entrer en état d’hypnose. Cela m’inquiétait de ne pas y arriver. J’étais beaucoup trop consciente de ma déglutition et il me semblait que j’avalais ma salive sans arrêt.

Et puis est arrivée la fin de la séance d’hypnothérapie, beaucoup trop rapidement selon moi.

Lorsque j’ai réellement repris conscience et que j’ai rouvert les yeux, il me semblait que je sortais tout juste d’un rêve.

Tout ce qu’elle m’avait dit s’était manifesté en images dans ma tête et je me souvenais des scènes comme si je les avais vécues lors d’un rêve.

Je me souvenais de m’être allongée sur un lit blanc à regarder le ciel étoilé, comme des milliers de neurones… je me rappelais être entrée dans une bibliothèque où quelqu’un m’a aidé à choisir un livre sur les tablettes… c’était le livre de ma vie… je me souviens même avoir écrit un mot en lettres attachées dans ce dit livre (mais le mot m’échappe aujourd’hui).

Tout cela avait eu l’air si vrai… Elle m’a aussi parlé d’autres scènes dont je ne me rappelais pas du tout et qu’il n’était pas important que je me rappelle…

Elle m’a demandé combien de temps je croyais être restée allongée les yeux fermés. Selon moi, cela faisait à peine 10 minutes que j’étais allongée, mais sachant qu’elle avait quand même beaucoup parlé, j’ai augmenté mon estimation à 15 minutes (je ne voulais pas l’insulter non plus).

Lorsqu’elle m’a annoncé que cela faisait environ 45 minutes que j’étais sous hypnose, cela m’a vraiment surprise et étonnée!

Je n’en croyais ni mes yeux ni mes oreilles, mais je devais bien l’admettre, avec horloge à l’appui 😉

Elle m’a alors rassurée et m’a expliqué que la désorientation temporelle faisait partie des signes d’une transe hypnotique.

J’étais ravie de mon expérience et je l’ai renouvelée à plusieurs reprises afin de régler d’autres problématiques par l’hypnothérapie ou tout simplement pour m’aider à prendre certaines décisions et reprendre confiance en moi.

 

Dominique Chayer

Article publié sur Riche et Zen

 

 

Prenez soin de vous.

 

 


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