Extrait de ma formation "gérer son stress avec des outils efficaces"

En exclusivité et en avant 1ère, un extrait de la formation que je suis en train d'écrire pour l'ADPS "Gérer son stress avec des outils efficaces".

Si vous souhaitez connaître la suite, pas d'hésitation, inscrivez-vous auprès de Sylvie Boizard 03 25 71 10 74.

Dates des stages: 5-6 avril, 14-15 juin, 18-19 octobre 2017

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Au printemps 1871, un jeune homme trouva dans un livre une phrase qui influença profondément sa vie. Il était étudiant en médecine  l’hôpital général de Montréal et son existence était littéralement empoisonnée par le stress qui le poursuivait : la crainte d’échouer aux examens, le choix de la localité où il allait s’établir, la difficulté de se faire de la clientèle, les soucis du quotidien… Or une phrase lue par hasard allait l’aider à devenir le médecin le plus célèbre de sa génération. Il est le fondateur d’une école de médecine de réputation universelle et il fut nommé doyen de la faculté d’Oxford qui est la  plus haute dignité.

Cet homme c’est Sir William Osler et la phrase qu’il avait lue était de l’écrivain écossais Thomas Carlyle : « L’important n’est pas de voir ce qui se profile confusément au loin, mais de faire ce qui est nettement à portée de main ».

42 ans plus tard, il tient un discours devant une assemblée d’étudiants : « On estime généralement qu’un homme comme moi, écrivain et titulaires des plus hautes distinctions de médecine, possède une intelligence supérieure, et bien c’est totalement faux ! J’ai pris l’habitude de cloisonner mon existence en compartiments étanches ».

Alors qu’est-ce qu’il voulait dire par là ? Il avait fait la traversée l’Atlantique sur un grand paquebot, le capitaine pouvait avec une simple commande mettre en œuvre un dispositif qui cloisonnait les différentes parties du bateau, transformant chacune d’elles en un compartiment parfaitement étanche.

Il poursuivi donc « Chacun d’entre vous constitue un ensemble infiniment plus complexe, plus merveilleusement organisé que ce grand paquebot et chacun d’entre vous va entreprendre un voyage beaucoup plus long que le trajet Europe-Amérique. Je vous recommande donc avec insistance d’apprendre à contrôler votre esprit de manière à pouvoir diviser votre existence en compartiments étanches. C’est le moyen le plus sûr de garantir votre sécurité durant votre parcours. Montez sur la passerelle et vérifiez le fonctionnement des cloisons principales. Actionnez une commande et écoutez, à chaque étape de votre vie, les portes de fer se refermer sur le passé, cet « hier » qui est éteint et qui doit le rester. Actionnez une autre commande et barricadez le chemin du futur ! Alors vous serrez en sécurité aujourd’hui !

Le fardeau de demain, plus celui de la veille, portés aujourd’hui, forment un poids tel qu’il fera fléchir le plus fort. Bloquez l’avenir aussi sûrement que le passé. L’avenir c’est aujourd’hui. Le jour de votre salut est celui que vous vivez en ce moment. Le gaspillage des forces, le stress qui ronge les nerfs sont autant d’obstacles qui feront trébucher l’homme inquiet du lendemain. En résumé, fermez bien les cloisons avant et arrière, et imposez-vous la discipline de vivre en « compartiments étanches… »

Il n’est pas là la question de ne fournir aucun effort pour préparer demain. Il poursuit son discours, que la meilleure façon de se préparer aux échéances du lendemain, c’est précisément de consacrer au travail du jour toute l’intelligence et tout l’enthousiasme dont on dispose, afin de l’accomplir au mieux.

Bien sûre il faut penser au lendemain, élaborer soigneusement ses projets et prendre les mesures nécessaires à leur exécution. Evitez seulement de vivre dans l’appréhension de demain.

Pendant la guerre par exemple, les chefs militaires prévoyaient les mouvements et les actions des jours et des semaines à venir, mais ils ne pouvaient se permettre le « luxe » d’être angoissés, l’un d’entre eux a pu dire « J’ai fourni à nos soldats le meilleur équipement dont je dispose et je leur ai assigné les missions qui me paraissent les plus indiquées. Je ne puis rien faire d’autre. Si un bateau a été coulé, il n’est pas en mon pouvoir de le renflouer. Et même s’il est seulement sur le point de couler. Il m’est impossible de l’en empêcher. J’utilise beaucoup mieux mon temps à anticiper les problèmes de lendemain, qu’en me rongeant les sangs sur ceux d’hier. D’ailleurs, si je laissais ces choses-là m’accaparer, je ne tiendrais pas le coup très longtemps. »

 

L’amiral Ernest J. King, commandant en chef de la flotte américaine durant la seconde guerre mondiale.

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